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Histoire du Mas Dieu

Le Mas Dieu, terre d’histoire, de lutte, de sueur…, terre d’avenir…

Les terres du Mas dieu sont occupées par l’homme depuis l’antiquité, des sépultures préhistoriques son identifiées sur le site.

Durant la période gauloise, la région fait partie de la Celtique méditerranéenne. Vers la fin du IIIe siècle avant J.-C, un peuple celtique, les Volques, prend ses quartiers dans la région. On assiste à une première structuration du territoire.

L’arrivée des Romains et la création de l’agglomération antique du Castellas s’établit vers environ le IIème siècle avant J-C au nord de l’actuel village de Murviel les Montpellier, sur une les collines au Sud du Mas Dieu.

Les espaces du Mas Dieu deviennent leurs lieux de pâtures, cultures et d’habitations en Villas destinées aux légionnaires de Rome devenus propriétaires terriens.

Les fouilles réalisées ces dernières décennies sur des secteurs  du Mas Dieu confirment la présence des vestiges et mosaïques de ces villas romaines.

Au Moyen Age, au début du cinquième siècle a lieu l'invasion des Vandales. Quelques années plus tard, les Wisigoths s'imposent. Les Romains leur abandonnent la garde du territoire. Le royaume Wisigoth occupe bientôt le tiers sud de la Gaule.

Clovis, roi des Francs, mène, en 507, une croisade contre eux. Cette province fut temporairement dominée par les Maures (719), avant d'être conquise par Charlemagne, qui la nomma Marche de Gothie.

Elle sera léguée par Charlemagne à un de ses fils en 781. L'administration est confiée au Comte de Toulouse.

Durant ces périodes l’espace du Mas dieu se développe par l’agriculture, l’élevage, la production de bois de chauffe pour la ville de Montpellier, ainsi que pour les fours des verriers et potiers.

 

Le Mas Dieu, étape sur les chemins de pèlerinage.

Le IVème siècle voit se développer l’engouement pour les pèlerinages ceux de Bordeaux à Rome en bordure de la Méditerranée et Bordeaux en Terre Sainte vers Jérusalem en passant par Milan, puis au Xème siècle le pèlerinage vers St Jaques de Compostelle. Ainsi  se développent, suivant les voies romaines, routes commerciales, chemins agricoles, offrant des raccourcis et hébergements aux pèlerins.

De tous les pèlerinages les plus estimés étaient ceux qui menaient  vers Jérusalem (le pèlerin était appelé Paulmier ou pèlerin de Terre Sainte), vers Rome (le pèlerin était dénommé Romée ou Romieux), et enfin St Jacques de Compostelle (le pèlerin s'appelait alors Jacquot, Jacquet ou Jacquaire). Mais ces voyages n'étaient pas sans risques, tant sur le plan financier que pour les périls encourus. Nombre de pèlerins n'allaient pas bien loin.

A ces périodes les cheminements des pèlerins commencent à apporter à la ferme de l’actuel Mas Dieu de réelles activités d’accompagnements du pèlerin. 

 

De Bordeaux à Rome puis en Terre Sainte à Jérusalem :

Le tombeau du Christ fut visité et vénéré par des pèlerins dés le 4ème siècle. Le "Burdigalien" fut le premier ouvrage consacré à l'information des pèlerins concernant leur trajet de Bordeaux jusqu'à Jérusalem. Il constitue l'ancêtre des guides de pèlerinage. Ces derniers, plus complets, donneront aux voyageurs des renseignements et conseils de toutes sortes, du choix des haltes à faire en passant par les us et coutumes des lieux traversés ainsi que des anecdotes plus ou moins véridiques voire folkloriques.

A cette époque, pour ceux munis de laissé passer, les pèlerins utilisaient les voies romaines, pour les autres les commerciales, en général le plus court chemin, était largement utilisé mais comportant plus de risques, les voies ne sont pas surveillées, c’est le terrain des bandits de grands chemins.

Le Mas Dieu était sur une des voies commerciales et romaines  de l’Auvergne et le chemin vers la Mer Océane, chemins le plus court en passant par les contreforts de la .

 

Chemins de Pèlerinage Mas Dieu & Montarnaud

Le Mas Dieu se trouvait sur les chemins historiques de la chrétienté du Moyen Age et plus particulièrement sur l’axe Arles… Maguelone, puis vers St Guilhem le Désert par St Jean de Védas, St Georges d’Orques, le Mas Dieu, St Paul et Valmalle, St jean de Laval, St Jean de Fos …

Sur le Chemin Historique de St Jaques de Compostelle  Le pèlerinage est né de la découverte, dite miraculeuse, d'un tombeau, en Galice vers l'an 800. Ce tombeau a été retrouvé par l'ermite Pelayo (ou Pelagius) qui aurait eu une révélation dans son sommeil. Il aurait été guidé par une étoile dans le ciel, d'où une des étymologies avancées pour Compostelle : Campus Stellae ou champ de l'étoile. Suite à cette révélation mystérieuse et après concertation, l'Église locale déclara qu'il s'agissait du tombeau de l'apôtre Jacques (Jacques le Majeur) , frère de Jean l'Évangéliste et premier apôtre martyr de la chrétienté. Les premiers écrits mentionnant la prédication de Jacques en Espagne remontent au VII ème siècle. Ils ont été repris au XIIème et incorporés au Codex Calixtinus. On désigne sous le nom de Liber Sancti Jacobi ou Livre de Saint Jacques, les textes réunis dans le manuscrit appelé Codex Calixtinus. Il fut établi à la gloire de saint Jacques le Majeur pour servir à la promotion de Compostelle.

Déjà la promotion des premiers sites de Tourisme Spirituel, ce n’est qu’un avis.

Au cours des Xe et XIe siècles, le culte de saint Jacques commence à se répandre, grâce à la légende de Charlemagne qui mobilise la chevalerie européenne, mais il est étroitement lié en Espagne à la  Reconquista (mot espagnol et portugais, en français Reconquête) correspond à la reconquête des royaumes musulmans de la péninsule Ibérique par les souverains chrétiens. Elle commence en 718 et s'achève le 2 janvier 1492 quand Ferdinand II d'Aragon et Isabelle de Castille, les « Rois catholiques », chassent le dernier souverain musulman de la péninsule).

Suivant les routes de l’époque, les pèlerins de Saint Jacques, de tous rangs : nobles, ecclésiastiques, marchands, ouvriers, paysans… se rendaient en Galice. Les rois de Navarre et de Léon améliorèrent de leur côté les routes et construisirent des ponts afin de faciliter les échanges et le repeuplement du nord de l'Espagne après que les Sarrasins en eurent été chassés. S'ils bénéficièrent aux pèlerins, ces aménagements n'ont pas été faits que pour eux.

Le dernier livre incorporé au Codex Calixtinus est attribué à un moine poitevin, Aimery Picaud. Il y indique sommairement quatre routes en France, les chemins de Paris, de Vézelay, du Puy et d'Arles qui forment «  el camino francés » Il y détaille les étapes mais donne aussi des renseignements sur les régions traversées et leurs populations. Ce livre n'a pratiquement pas été connu en Europe avant son impression (en latin) en 1882. C'est Jeanne Vielliard qui lui a donné le titre de Guide du pèlerin dans sa traduction de 1938. Depuis il est considéré, à tort, comme l'ancêtre des guides des pèlerins contemporains. L'idée de l'existence de voies précises et de lieux de rassemblement est une idée contemporaine qui n'a pas encore trouvé son fondement historique.

Les pèlerins avaient pour coutume de rapporter comme témoignage de leur voyage des coquilles de pectens, qu'ils fixaient à leur manteau ou à leur chapeau, d'où le nom de coquilles Saint-Jacques donné par la suite à ces mollusques. La coquille Saint-Jacques était le signe à l'issue du voyage que c'était un homme nouveau qui rentrait au pays. Elle deviendra l'un des attributs reconnaissables du pèlerin, avec le bourdon, la besace et le chapeau à larges bords.

Au tout début de son histoire la coquille Saint-Jacques n’a jamais été une preuve de l’arrivé à Compostelle. Au commencement du Moyen Âge, les pèlerins étaient de pauvres gens et partaient sans vêtement de rechange. Le retour était très ardu car les pénitences infligées à ces miséreux par les prélats de Saint-Jacques, consistaient à effectuer sur ce chemin du retour plusieurs fois par jour quelques centaines de mètres sur les genoux. Inutiles de préciser que les culottes se trouaient rapidement. Une idée vint à un illustre inconnu d’utiliser les coquilles vides de "Pecten maximus" comme genouillères. Ces coquillages étaient percés de chaque coté de deux trous et maintenus par des cordelettes. Mais la dureté même de la coquille était plus douloureuse pour les genoux que la terre. Cette pratique dura quelques dizaines d’années et on la remplaça par des genouillères de cuir. C’est à partir de cette époque que la coquille perdit de son utilité vestimentaire pour un rôle plus noble, celui de preuve d'avoir été au bout de son chemin. Au fil du temps, les carnets de route faisant leur apparition, ils ne laissèrent à ce fameux coquillage qu'un rôle symbolique.

Au XIIIe siècle le développement universitaire à Montpellier est tel que Nicolas IV (1289) établit un Studium Generatis (droit civil et canonique, médecine, arts). Cet acte accorda à l'université de Montpellier un rang égal aux célèbres universités de Bologne et de Paris.

L’attrait de Montpellier devient important, les pèlerins font étape dans cette ville universitaire.

Montpellier deviendra diocèse en 1536, de ce déplacement de Maguelone à Montpellier faisant de cette dernière la nouvelle étape montpelliéraine, un nouveau chemin de pèlerinage sera tracé : Arles… Montpellier, Grabel, Montarnaud, La Boissière, Aniane, St Jean de Fos, St Guilhem le Désert,

A cette époque la ferme ou mas, aujourd’hui le Mas Dieu, devient une léproserie située à une courte distance du nouveau chemin des pèlerins.

Le nom du Mas Dieu, la Maison de Dieu, est lié à ce lieu d’accueil des pèlerins, des malades, des handicapés, des indigents, des lépreux… comme l’ensemble des Hôtels Dieu, les VilleDieu, où le nom de Dieu est apposé associé à un lieu.  

Ces lieux sont régis par des ordres religieux et des bénévoles, ils  fonctionnent par des dons, culture de la terre, élevage et artisanat.

 

Le Mas Dieu dans l’histoire des Templiers : lme Templier : moine, bâtisseur et chevalier 

Au XIIème siècle les Templiers possèdent dans les environs de Maguelone de nombreux moulins, maisons, mas, bâtiments agricoles, bois, terres, pâtures, étangs, bétails…

En 1175 les Templiers s’installent sur les terres de Mujolan données par l’Evêque de Maguelone.

La Maison du Temple de Montpellier est une des plus importantes maisons de l’Ordre des Templiers dans le Midi de la France. De nombreuses familles font don de leur terre, mas, bétail… à l’Ordre.

Les Templiers travaillent de nombreuses terres agricoles, assèchent les étangs…

Comme à Laurac le Vieux (Fabrègue, le château Templier), ils réalisent l’assainissement l’étang de Coculle en creusant le canal de la Capoulière ».

En 2007 des chercheurs américains de l’université de Pennsylvanie, travaillant sur l’histoire des Templiers aux archives du Vatican, sont venus au Mas Dieu, pour compléter leur recherche. Ils ont fait part de l’histoire du Mas Dieu au temps des Templiers.

Les Templiers travaillent les terres du Mas Dieu, accueillent les pèlerins et soignent les malades. Ils assèchent la plaine du Mas Dieu pour permettre entre autre la culture des céréales.

C’est un lieu de prière, de recueillement et de retraite.

De 1292 à 1307 les Chanoines de Maguelone et les Templiers entre en désaccord.

Arrestation des Templiers le Vendredi 13 Octobre 1307(d’où le dicton sur le Vendredi 13) et premiers procès d’Octobre 1307 à Avril 1308.

Certains d’entre eux se cachèrent au Mas Dieu où ils furent poursuivis.

Montarnaud par le Mas Dieu :

Du Moyen Age à Napoléon, le chemin d’accès à Montarnaud partait de la plaine du Mas Dieu à l’intersection de l’actuelle colonne de gaz et de l’ancienne voie ferrée, où est située la petite gare en ruine (voir carte Cassini 1750). 

Cette ancienne voie romaine en direction de l’Auvergne, fut au Moyen Age route de commerce entre Montpellier, la Vallée de l’Hérault, le Larzac…, chemin de pèlerinage de Jérusalem, de  Rome et Saint de Compostelle, devint au XIXème siècle voie ferrée de la Compagnie des Chemins de Fer d’Intérêt Local du Département de l’Hérault sur la ligne de Montpellier à Rabieux.

Depuis cette période le Mas Dieu est un espace agricole et d’élevage, changeant de propriétaires aux grés des fortunes, des successions et mariages.

Dans une des bergeries fut découverte, datant du XIXème siècle, croix peinte aux pastels, avec une représentation de Jésus sur la Croix peinte selon la tradition des croix orthodoxes. Certainement réalisée par un berger grec orthodoxe, à l’époque où les bergers se déplaçaient sur les bords de méditerranée à la recherche de travail. Cette croix indique que la bergerie du Mas Dieu était un lieu de rencontres et de prières des bergers des mas alentours. 



 
 
 
 
 
 
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